La poudre aux yeux d’ Eugène LABICHE

LE REVEIL DU THEATRE joue La poudre aux yeux d’ Eugène Labiche au théâtre de Nogent-sur-Seine en novembre 2018.

 

         Dans les années 1860, deux couples bourgeois, M. et Mme Malingear, ont une fille, Emmeline, et M. et Mme Ratinois, un fils, Frédéric. Emmeline et Frédéric se plaisent et on parle mariage. Mais Mme Malingear voulant faire valoir sa fille, son mari et leur situation sociale, accumule les mensonges et entraine les deux couples à afficher un train de vie luxueux totalement imaginaire. Les dames font assaut de vanité et se livrent ainsi à une véritable comédie de mœurs.

         Molière faisait rire avec les avares et les misanthropes, Labiche s’amuse des petits bourgeois jeteurs de poudre aux yeux. Les deux maris s’affrontent sur la question de la dot, jusqu’à ce que la tante de Mme Ratinois, telle un deus ex machina, dévoile les mensonges  et apporte une conclusion heureuse.

La poudre aux yeux d’ Eugène Labiche est une comédie en 2 actes, jouée par 11 comédiens.

 Au  Théâtre de Nogent-sur-Seine en novembre 2018

Vendredi 16 et samedi 17 novembre à 20h30

Dimanche 18 novembre à 15h

Vendredi 23 et samedi 24 novembre à 20h30

Dimanche 25 novembre à 17h

Tarifs : 10€ / gratuit – 18 ans

Sans réservation – Placement libre – Renseignements : 03 25 39 00 95

 

Adaptation et mise en scène : Pierre Brégé et Cécile Séïté.

 

Le mot du metteur en scène et adaptateur

        Nous avons adapté « La poudre aux yeux » en privilégiant l’esprit comédie de caractères.

        Petits bourgeois à l’aise mais déçus de n’avoir pas atteint la richesse véritable et la notoriété.

        L’une des épouses, Mme Malingear entreprend de compenser ces échecs en accumulant aux yeux de la famille du prétendant de sa fille, les mensonges valorisants. La famille du jeune homme s’engage dans les mêmes faux-semblants. On imite les grands bourgeois : loge à l’Opéra italien, attelages, toilettes… On ne parvient que médiocrement à tromper la société  mais pas du tout les domestiques qui eux ne s’embarrassent pas de prétentions et rient des efforts illusoires de leurs employeurs.

        Le jeune couple fait de la musique. En fait, ici, nous nous sommes inspirés de la leçon de musique du « Barbier de Séville » de Beaumarchais où Almaviva courtise Rosine par le truchement de la musique, sous l’œil imbécile de Bartolo.

        Entre les parents, la compétition snobe fait rage et atteint son apogée quand il s’agit de la dot. Les pères s’affrontent et enflent leurs prétentions pour s’en tirer en provoquant la rupture.

        Augustine, grand tante du jeune homme devient le deus ex machina, et donne une issue rationnelle aux belligérants. Elle impose une fin heureuse, même si le joyeux personnage de la femme de chambre qui détient le bon sens n’en finit pas de rire de tous ces ridicules.

        Nous avons tenté de garder beaucoup du texte de Labiche, mais avons donné une importance nouvelle aux rôles des domestiques, ajouté la musique. Après tout, à l’origine, on entrecoupait beaucoup les dialogues de Labiche de refrains chantés…             Pierre BRÉGÉ

 

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